Un nouveau départ pour Rania et sa famille

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Jonathan Poirier

Éditeur/Rédacteur en chef
jonathan.poirier@arcf.ca

Rania et sa familleEnfin sortie de quarantaine, Rania et sa famille arrivée de Tunisie peuvent commencer une nouvelle vie au Canada. Rania est une éducatrice d’expérience qui a été recrutée par l’ARCf pour venir en aide au CPE La Vallée enchantée de Quispamsis. Voici une petite entrevue qui a été réalisée une semaine après leur sortie d’isolement.

Décrivez-vous votre ville et pays d’origine

La Tunisie est un pays en Afrique du Nord situé sur la côte méditerranéenne et en bordure du désert du Sahara, indépendante depuis le 20 mars 1956. Marquée par de profondes transformations structurelles et culturelles, connue aussi par ses belles plages et son sable d’or. Le tourisme est l’un des secteurs importants de son économie. Il a un effet d’entraînement sur d’autres secteurs économiques. Que ce soit le transport, les communications, l’artisanat, le commerce et le bâtiment.

La Tunisie aussi a connu un changement radical lors de la révolution en 2011, où tout a changé. C’est vrai qu’on a plus de liberté politique, mais les secteurs de l’éducation et de la santé publique ont connu une immense chute. C’est l’une des choses qui m’a poussée vraiment à immigrer, car ces deux piliers de l’état n’ont plus une valeur sûre.

D’où est venue l’idée de choisir le Canada? Quel a été votre cheminement d’immigration? Par quel programme d’immigration êtes-vous arrivé?

Tout d’abord, je n’avais pas l’idée d’immigrer. J’étais bien dans mon pays où j’étais professeure d’éducation théâtrale à l’enseignement étatique et aussi comédienne au théâtre tunisien. J’ai eu l’idée en tête quand même mon fils est resté devant la porte de l’école de 12h30 à 17h alors que j’avais prévenu la garderie pour aller le chercher vu que les garderies en Tunisie sont un peu loin de l’école. Je me souviens parfaitement de ce jour-là: il pleuvait beaucoup au point qu’il y a eu des vraies inondations où on voyait les voitures nager. Heureusement que j’ai trouvé mon enfant sain et sauf, mais après quoi j’avais des idées noires qui me passaient par la tête. Ce jour-là, on a vraiment pensé à venir au Canada.

Comment s’est déroulée votre arrivée au Canada et dans la région?

Un peu stressante vu que ce n’est plus évident de voyager maintenant pendant la COVID-19.

Qu’est-ce qui vous a marqué lors de votre arrivée?

Je viens à peine de sortir de l’isolement et je viens de commencer mon travail au centre de la petite enfance La Vallée enchantée. Sincèrement, la chose la plus importante que j’ai constatée, c’est la gentillesse des saint-jeannois. Ils sont vraiment très accueillants et souriants.
Quel est votre principal défi en tant que famille nouvelle arrivante? Pourquoi?

Mon défi c’est de garantir une vie meilleure pour ma famille et de concrétiser tout ce que je n’ai pas pu faire dans mon pays natal. Se sentir vraiment comme un citoyen qui a de la valeur et de la place dans la société. Et pouvoir vivre dans un endroit où tout le monde se respecte les uns les autres et se valorise. Plus tard, mes enfants comprendront le choix et la décision qu’on a prise pour vivre une nouvelle aventure, une nouvelle vie entre de bonnes mains.

Comment décrivez-vous votre nouvelle vie dans la région?

À peine arrivée il n’y a même pas encore un mois, je suis dans la découverte de la région. Mes enfants commencent à aller à l’école et ils sont super contents et surtout épanouis!

Voulez-vous ajouter quelque chose?

Je tiens à remercier l’ARCf qui m’a donné la chance d’être ici. Et je remercie aussi toute personne qui m’a aidée, même avec un soutien moral. Je ne vais pas citer les noms, ces personnes-là se reconnaîtront. Et que ma nouvelle vie commence!

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